Aller au contenu principal
Halloween : 10 € pour vous, 10 € pour eux.
Livraison gratuite en point relais dès 50 €
Votre 1ère commande abonné = un cadeau offert
Abonnez-vous, économisez et cagnottez
sur chaque commande !
Noté 4,7/5 sur Trustpilot
Halloween : 10 € pour vous, 10 € pour eux.
  • Articulations
  • Chien senior

Arthrose du chien : comprendre, reconnaître les symptômes et agir.

Dr Marine Delmer

Dr Marine Delmer

Publié le 16 octobre 2026

19 min de lecture

Labrador hésitant en haut d’un escalier

Vous avez peut-être remarqué que votre chien hésite avant de monter les escaliers, qu’il met plus de temps à se lever après une sieste ou qu’il semble moins enthousiaste à l’idée de partir en promenade. Ces petits changements passent souvent pour de la fatigue ou un simple signe de vieillissement. Pourtant, ils peuvent parfois révéler de l’arthrose.

Cette maladie articulaire chronique touche près de 40 % des chiens de moins de 5 ans et 80 % des chiens de plus de 8 ans. Elle touche les articulations et s’accompagne d’une douleur durable, même si celle-ci n’est pas toujours facile à repérer. Les grandes races sont plus exposées, mais aucun animal n’est totalement à l’abri.

Certes, l’arthrose ne se guérit pas. En revanche, une prise en charge adaptée peut aider le chien à conserver une meilleure mobilité, à limiter la douleur et à préserver sa qualité de vie le plus longtemps possible.

Qu'est-ce que l'arthrose chez le chien ?


L’arthrose est l’une des maladies articulaires les plus fréquentes chez le chien, en particulier chez les animaux âgés ou prédisposés.

Comment fonctionne une articulation saine ?

Une articulation est la zone de rencontre entre deux os. Pour permettre le mouvement, elle associe plusieurs éléments :

  • Le cartilage articulaire.
  • Le liquide synovial.
  • La capsule articulaire.
  • Les ligaments.
  • Les tendons.
  • Les muscles.

Le cartilage articulaire facilite le glissement des surfaces osseuses et aide à absorber les chocs. Le liquide synovial, lui, lubrifie l’articulation et contribue à limiter les frottements. Quand l’un de ces éléments fonctionne moins bien, toute la mécanique articulaire peut être perturbée.

Le cartilage ne possède ni vaisseaux sanguins ni nerfs. Cela signifie qu’il n’est pas douloureux en lui-même. La douleur apparaît lorsque l’ensemble de l’articulation réagit (inflammation, tensions, modifications de l’os, atteinte des tissus voisins, etc.).

Ce qui se passe dans une articulation arthrosique

Dans une articulation arthrosique, le cartilage est fragilisé, moins résistant, plus souple et plus fin.

« Le cartilage se décolle progressivement de l'os sous-chondral, qui réagit alors davantage aux contraintes mécaniques. »

-Dr Marine Delmer.

Des lésions apparaissent avec la formation d'ostéophytes, ces excroissances osseuses visibles à la radiographie.

L’articulation peut aussi produire davantage de liquide synovial, mais celui-ci devient souvent de moins bonne qualité. L’articulation peut alors paraître plus gonflée ou moins mobile.

Cette usure entraîne souvent :

  • Une douleur articulaire.
  • Une raideur après le repos.
  • Une diminution de la mobilité.
  • Une gêne lors de certains mouvements.
  • Une perte de masse musculaire.

Moins le chien utilise correctement son articulation, plus elle s’ankylose, c’est-à-dire qu’elle se bloque et devient plus dure à bouger. La mobilité diminue, la douleur s’installe, l’activité baisse et la masse musculaire fond. Sans prise en charge, la situation s’aggrave.

Arthrose ou arthrite : quelle différence ?

Les deux termes sont parfois confondus, mais ils ne désignent pas exactement la même chose.

ArthroseArthrite

Maladie dégénérative liée à l’usure du cartilage

Inflammation de l’articulation

Évolution lente et progressive

Peut apparaître brutalement

Plus fréquente chez le chien âgé

Peut toucher des chiens de tout âge

Peut être favorisée par une dysplasie, un traumatisme ou le vieillissement

A une origine infectieuse, dysimmunitaire ou inflammatoire

Les deux phénomènes peuvent aussi être liés. Une arthrite peut abîmer les structures articulaires et laisser, après guérison, une articulation fragilisée qui évoluera vers de l’arthrose.

Quels chiens développent de l'arthrose ? Facteurs de risque et prédispositions


Tous les chiens peuvent développer de l’arthrose au cours de leur vie. Mais certains profils sont plus exposés que d’autres, en raison de leur âge, de leur état de santé, de leur gabarit, de leur mode de vie ou de leur prédisposition génétique.

L'âge, premier facteur de risque : ce que le vieillissement fait aux articulations

Avec les années, le cartilage devient plus fragile, moins élastique et moins capable d’absorber les chocs.

Le vieillissement s’accompagne aussi souvent :

  • D’une diminution de l’activité physique, liée aux raideurs, à la douleur ou à l’inconfort articulaire.
  • D’une prise de poids progressive, favorisée par une mobilité réduite et un métabolisme plus lent.
  • D'une perte de masse musculaire, souvent liée au fait que le chien bouge moins.
  • D’une récupération plus lente après l’effort.
  • D'une baisse de la qualité du liquide synovial, qui lubrifie alors moins efficacement l’articulation.

Les races les plus touchées par l'arthrose canine

Les chiens de grande taille et de race géante sont généralement plus concernés par les problèmes articulaires. Le problème vient surtout de leur croissance plus longue, pendant laquelle les articulations restent fragiles plus longtemps.

Chez le chiot, une prise de poids trop rapide, un choc ou une activité inadaptée peuvent favoriser une conformation articulaire anormale, comme un mauvais emboîtement des structures articulaires ou un défaut de fusion osseuse, ce qu’on peut observer dans une dysplasie de la hanche ou du coude. Ces anomalies augmentent ensuite le risque d’arthrose.

Parmi les races les plus prédisposées, on retrouve notamment :

  • Le Labrador Retriever.
  • Le Berger Allemand.
  • Le Golden Retriever.
  • Le Rottweiler.
  • Le Saint-Bernard.
  • Le Bouvier Bernois.
  • Le Terre-Neuve.
  • Le Dogue Allemand.

Les petites races peuvent aussi être touchées, notamment lorsqu’elles présentent une luxation de la rotule ou des anomalies de conformation, comme des os de forme et de longueur anormales pouvant donner l’impression de pattes tordues.

Surpoids, traumatismes, sédentarité : les facteurs qui accélèrent la maladie

L’âge n’est pas le seul facteur impliqué. Plusieurs éléments peuvent accélérer l’apparition ou l’aggravation de l’arthrose chez le chien.

Les facteurs de risque les plus fréquents sont :

  • Surpoids ou obésité.
  • Traumatismes articulaires anciens.
  • Rupture du ligament croisé.
  • Dysplasie de la hanche ou du coude.
  • Luxation de la rotule.
  • Activité physique trop intense ou mal adaptée.
  • Manque d’exercice et fonte musculaire.
  • Anomalies génétiques ou de croissance.

Comment reconnaître les signes d'arthrose chez son chien ?


L’arthrose évolue souvent de manière discrète au début. Beaucoup de chiens compensent leur gêne. Ils modifient leur façon de bouger sans forcément boiter franchement. C’est pour cette raison que les signes peuvent être difficiles à repérer.

Les premiers signaux discrets que les maîtres manquent souvent

Chien senior se levant difficilement de son panier

Les premiers symptômes ne sont pas toujours spectaculaires. Il peut s’agir d’une baisse d’amplitude de foulée, d’une extension moins complète d’un membre, d’une asymétrie musculaire entre deux pattes ou d’une façon inhabituelle de courir.

Certains chiens « roulent des fesses » lorsqu’ils marchent. D’autres courent comme un lapin, avec les deux postérieurs qui avancent presque ensemble… 

Ces signes peuvent faire rire, mais ils peuvent aussi traduire une gêne articulaire.

Lorsque l’arthrose progresse ou que le chien est particulièrement douloureux, les signes deviennent plus visibles :

  • Difficultés à se lever après le repos.
  • Démarche plus lente le matin.
  • Boiterie.
  • Gêne après une promenade.
  • Hésitation à monter les escaliers.
  • Refus de sauter dans la voiture ou sur le canapé.
  • Sensibilité lorsqu’on touche une zone précise.
  • Gêne plus marquée quand il fait froid ou humide.

Au début, ces signes apparaissent souvent par périodes, puis deviennent de plus en plus fréquents.

Les changements de comportement : ce que votre chien vous dit sans le dire

Un chien qui a mal ne se plaint pas toujours de façon évidente. Il peut simplement changer certaines habitudes. Certains animaux deviennent plus irritables. D’autres évitent le contact, recherchent du calme ou se montrent moins disponibles pour le jeu.

Un chien qui est douloureux peut aussi réagir plus vivement lorsqu’on le manipule. Le risque d'agressivité peut augmenter, non par mauvais caractère, mais parce que le chien anticipe une douleur ou ne parvient plus à se reposer correctement.

Les changements de comportement les plus fréquents sont :

  • Baisse d’envie pour les promenades.
  • Perte d’intérêt pour le jeu.
  • Gémissements lors de certains mouvements.
  • Irritabilité inhabituelle.
  • Agressivité lorsqu’on touche une zone douloureuse.
  • Diminution de l’activité physique.

Chez certains animaux, la douleur chronique peut aussi entraîner une dépression.

À partir de quand faut-il consulter son vétérinaire ?

Il est préférable de consulter dès que vous observez des symptômes qui durent plus de quelques jours ou qui reviennent régulièrement.

Une boiterie persistante, une difficulté à se lever, une baisse de mobilité ou une douleur visible ne doivent jamais être considérées comme anodines chez un chien, même âgé.

Plus le diagnostic est posé tôt, plus il est possible de mettre en place des solutions pour préserver le confort articulaire, ralentir le développement de la maladie et maintenir une bonne qualité de vie sur le long terme.

Comment le vétérinaire diagnostique-t-il l'arthrose ?


Le diagnostic de l’arthrose repose rarement sur un seul élément. Le vétérinaire prend en compte à la fois les symptômes observés à la maison, l’examen physique du chien et, si nécessaire, des examens complémentaires.

L'examen clinique et le rôle crucial de vos observations

Lors de la consultation, le vétérinaire commence généralement par poser des questions sur le quotidien de votre chien.

Il peut par exemple vous demander :

  • Depuis quand sont apparus les symptômes et à la suite de quoi ils ont commencé.
  • Si la boiterie concerne une patte en particulier.
  • Si la gêne est plus importante après le repos ou après l’exercice.
  • Si votre chien a changé de comportement.

L’examen permet aussi de rechercher une autre affection associée, comme une dysplasie, une rupture du ligament croisé ou une luxation de la rotule.

Imagerie et examens complémentaires

Lorsque l’arthrose est suspectée, des examens d’imagerie peuvent être proposés pour confirmer le diagnostic et préciser la localisation des lésions.

Certains examens sont réalisés sous anesthésie générale afin de limiter les contractions musculaires et d’obtenir une image plus fiable de l’articulation.

La radiographie reste l’examen le plus utilisé. Elle permet de visualiser certains signes caractéristiques comme :

  • Un rétrécissement de l’espace articulaire.
  • Des excroissances osseuses.
  • Une déformation de l’articulation.

En revanche, pour certaines affections, notamment la dysplasie du coude, le scanner peut être nécessaire, car la radiographie peut manquer de sensibilité.

Dans les cas plus complexes, le vétérinaire peut aussi recommander :

ExamenUtilité

Scanner

Étudier plus précisément les os et rechercher certaines anomalies

Analyse du liquide synovial

Rechercher une inflammation ou une infection en cas de suspicion d'arthrite chez un chien jeune

Bilan sanguin

Vérifier l’état général avant un traitement prolongé

L’objectif n’est pas de multiplier les examens, mais d’obtenir un diagnostic utile pour choisir la prise en charge la plus adaptée.

Les options pour accompagner un chien arthrosique au quotidien


Même si l’arthrose est une maladie chronique et progressive, il est possible d’aider un chien à conserver une bonne mobilité et un meilleur confort au quotidien.

La prise en charge médicale : médicaments et traitements prescrits par le vétérinaire

Lors des poussées douloureuses, le vétérinaire peut prescrire des médicaments pour réduire la douleur et améliorer le confort articulaire.

Les traitements les plus utilisés sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains antidouleurs, des injections ciblant les mécanismes de la douleur via des anticorps monoclonaux et parfois des médicaments de soutien sur le long terme.

Les anti-inflammatoires sont très utiles et doivent toujours être à la maison pour soulager le chien en cas de crise, mais ils nécessitent un suivi régulier, notamment chez les chiens âgés ou fragiles sur le plan rénal ou hépatique.

Il ne faut jamais donner à un chien des médicaments pour humains comme le Doliprane ou l'ibuprofène sans avis médical. Ces substances peuvent provoquer des effets secondaires graves qui peuvent constituer une urgence vitale nécessitant l'intervention d'un vétérinaire.

Dans certaines situations, notamment en cas de dysplasie, de rupture ligamentaire ou d’anomalie mécanique, une chirurgie ou une arthroscopie peut être envisagée. Il existe aussi des injections intra-articulaires. Elles sont réalisées sous anesthésie générale, après lavage de la zone articulaire.

Physiothérapie, hydrothérapie et rééducation fonctionnelle

La physiothérapie aide à maintenir la masse musculaire, à améliorer l’amplitude des mouvements et à favoriser un retour à une activité douce.

Parmi les techniques les plus utilisées, on retrouve :

  • Les massages.
  • Les étirements.
  • L’hydrothérapie.
  • Le laser thérapeutique.
  • Les exercices de proprioception.

L’eau chauffée aide le chien à bouger en supportant moins son poids. Elle exerce aussi une pression mécanique sur les tissus, ce qui aide à lutter contre les épanchements articulaires et à apaiser les inflammations.

Adapter le quotidien de son chien arthrosique : petits aménagements, grands effets

Quelques ajustements simples peuvent parfois changer beaucoup de choses dans le quotidien d’un chien arthrosique :

  • Installer un couchage à mémoire de forme.
  • Mettre des tapis ou faire porter des chaussons adaptés au chien.
  • Utiliser une rampe pour monter dans la voiture.
  • Limiter les escaliers.
  • Fractionner les promenades.
  • Privilégier des sorties plus courtes mais régulières.
  • Éviter les efforts intenses ou les sauts répétés.
  • Garder le chien au chaud pendant l’hiver.

Important : les muscles sont indispensables au maintien et à la stabilité des articulations.

L’objectif n’est pas d’arrêter toute activité. Un chien qui ne bouge plus perd du muscle, s’ankylose et peut aussi se dégrader sur le plan moral et développer une dépression. Le bon équilibre doit préserver à la fois sa santé physique et son bien-être mental.

Alimentation et gestion du poids : le levier le plus sous-estimé

Un excès de poids augmente la charge exercée sur les articulations. Cette pression supplémentaire accélère l’usure du cartilage, réduit la mobilité et entretient l’inflammation.

Une perte de poids, même modérée, peut améliorer le confort articulaire et soulager la douleur chez les chiens en surpoids.

L’alimentation doit être adaptée à l’âge, au gabarit, à l’activité et aux éventuelles autres maladies du chien. Certains aliments sont formulés pour soutenir les articulations, mais ils ne conviennent pas à toutes les situations, notamment si l’animal présente une autre atteinte nécessitant une alimentation particulière.

Compléments articulaires pour chien : ce que dit la science sur leur rôle dans le soutien du confort articulaire


Les compléments articulaires ne remplacent jamais un suivi vétérinaire ni un traitement médical. En revanche, certains actifs aident dans le maintien de la mobilité, de la souplesse articulaire et du confort au quotidien.

Glucosamine et chondroïtine : des ingrédients connus, mais discutés

La glucosamine et la chondroïtine sont deux ingrédients très utilisés dans les compléments articulaires pour chien.

La glucosamine est un composé naturellement présent dans le cartilage et les tendons, et elle contribuerait à la fabrication du liquide synovial. La chondroïtine, de son côté, contribuerait à l’élasticité du cartilage et à sa capacité à retenir l’eau.

Sur le plan scientifique, les preuves de leur efficacité sont mitigées. Malgré cela, ces ingrédients restent largement utilisés en pratique, portés par de nombreux retours positifs en conditions réelles.

Oméga-3, moule verte de Nouvelle-Zélande, curcuma : d'autres actifs soutenus par la recherche

D’autres ingrédients sont également étudiés pour leur rôle sur le confort articulaire du chien.

Les oméga-3, notamment l’EPA et le DHA, sont connus pour leur intérêt dans le soutien de la réponse inflammatoire.

La moule verte de Nouvelle-Zélande est naturellement riche en oméga-3, en glucosamine et en chondroïtine. Une étude menée par Bierer et Bui (2002) a observé une réduction des signes d’inconfort articulaire chez des chiens recevant ce type d’ingrédient.

Le curcuma est lui aussi étudié pour ses propriétés antioxydantes et pour le rôle de la curcumine (principal composé actif du curcuma) utilisée pour sa capacité à moduler l'activité de certaines voies de signalisation impliquées dans l'inflammation, notamment NF-κB et COX-2, deux mécanismes connus pour jouer un rôle dans les processus arthrosiques. Des travaux de Colitti M. et al. (2012) suggèrent un intérêt potentiel chez les chiens présentant une gêne articulaire.

Parmi les autres ingrédients parfois utilisés dans les compléments articulaires, on retrouve aussi :

  • Le collagène : fournit des peptides qui participent au maintien de la structure du cartilage et des tissus conjonctifs.
  • Le MSM (méthylsulfonylméthane) : source naturelle de soufre, un élément impliqué dans la structure du cartilage et du tissu conjonctif.
  • Le Boswellia serrata : aide à moduler les mécanismes inflammatoires impliqués dans l'inconfort articulaire.
  • L’acide hyaluronique : contribue à maintenir la viscosité du liquide synovial, qui participe à la lubrification et à l'amortissement des articulations.
  • La vitamine C : contribue à la synthèse naturelle du collagène et aide à protéger les cellules contre le stress oxydatif.

Comment choisir un complément de qualité pour son chien ?

Avant de choisir un produit, il est toujours utile de vérifier :

  • La présence de plusieurs actifs complémentaires.
  • Des dosages clairement indiqués.
  • L’existence d’études sur certains ingrédients.
  • Une formule développée avec un vétérinaire.
  • Un format facile à donner au quotidien.
  • La qualité et la traçabilité des matières premières.

Comment prévenir ou retarder l'apparition de l'arthrose chez son chien ?


Il est impossible d’éviter l’arthrose. En revanche, certaines habitudes peuvent aider à ralentir l’usure des articulations et à préserver plus longtemps la mobilité de votre animal.

Le poids de forme, premier allié des articulations tout au long de la vie

Comme nous l'avons vu plus haut, le surpoids est l’un des principaux facteurs de risque de l’arthrose chez le chien. Plus un animal porte de poids, plus la charge exercée sur chaque articulation augmente.

Avec le temps, cette pression accélère l’usure du cartilage, favorise l’inflammation et réduit le confort au quotidien.

Maintenir un poids idéal permet souvent de réduire les contraintes sur les articulations. Cela améliore aussi la qualité du mouvement et aide à préserver une masse musculaire suffisante.

Pour préserver son poids, adaptez les portions, limitez les friandises, surveillez sa silhouette, palpez régulièrement ses côtes et ajustez son alimentation avec l’aide du vétérinaire si nécessaire.

Chien marchant en extérieur lors d’une promenade

Adapter l'exercice à chaque étape de vie : ni trop, ni trop peu

Le manque de mouvement favorise l’ankylose, la fonte musculaire et l’accumulation de liquide synovial de mauvaise qualité dans l’articulation. À l’inverse, l’excès d’exercice augmente le risque de traumatisme.

En pratique, il vaut mieux privilégier :

  • Plusieurs promenades courtes plutôt qu’un effort intense.
  • Des surfaces souples comme l’herbe.
  • Des activités régulières.
  • Des temps de récupération suffisants.
  • Une activité adaptée à l’âge, au poids et à la condition physique du chien.

Chez le chiot, il est important d’éviter autant que possible les sauts, les escaliers et les efforts répétitifs pendant la période de croissance rapide. Cette période s'étend jusqu’à environ 5 mois, et peut durer plus longtemps chez les races géantes.

Un suivi vétérinaire régulier : le meilleur outil de dépistage précoce

Un rendez-vous vétérinaire annuel ne suffit pas toujours à repérer une gêne articulaire, surtout si le chien ne montre pas de signe évident en consultation. Si vous observez un changement à la maison, même discret, parlez-en à votre vétérinaire.

Chez les chiens âgés, les grandes races ou les animaux ayant une dysplasie, une radiographie ou un autre examen complémentaire peuvent parfois être proposés afin d’évaluer l’état des articulations.

Chez le chiot de moins d’un an, un diagnostic précoce est particulièrement utile. Certaines anomalies articulaires peuvent être prises en charge tôt, parfois par chirurgie, afin d’aider l’animal à mieux vieillir.


Questions fréquentes sur l'arthrose chez le chien


Sources


Plus que 50,00 € pour avoir la livraison en point relais offerte

50 €Livraison en point relais offerte
80 €Livraison à domicile offerte