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Dysplasie de la hanche chez le chien : causes, symptômes et prise en charge

La dysplasie de la hanche est la maladie orthopédique la plus répandue chez le chien, et particulièrement chez les grandes races.
Pourtant, malgré sa fréquence, la dysplasie du chien reste une maladie complexe et encore imparfaitement comprise, y compris d'un point de vue scientifique.
Pour beaucoup, ce mot est déjà familier même avant un éventuel diagnostic. Berger allemand, labrador, golden retriever, rottweiler… La dysplasie fait souvent partie des « risques connus » associés à ces races. C'est une maladie que l'on redoute sans toujours en mesurer les implications cliniques réelles.
Le diagnostic, lui, arrive souvent après l'apparition des premiers signes : boiterie, raideur, difficulté à se lever, voire une démarche anormale. Mais aujourd'hui, ce n'est plus nécessairement une fatalité car il existe de nombreuses solutions pour aider un chien dysplasique à conserver une bonne qualité de vie et une bonne mobilité le plus longtemps possible.
Qu'est-ce que la dysplasie de la hanche chez le chien ?
La dysplasie est une déformation progressive de la hanche : au fil du temps, le fémur et le bassin s'emboîtent de moins en moins bien.
Une articulation normalement pensée pour être stable
Pour comprendre la dysplasie de la hanche, il faut déjà comprendre comment fonctionne une hanche normale.
« Les muscles environnants participent à sa stabilité, essentielle car la hanche est l'une des articulations les plus sollicitées du corps. »
| Stade | Degré de dysplasie | Ce que montre la radiographie | Ce que cela veut dire pour le chien |
|---|---|---|---|
A | Absence de signe | Hanche normale, bien emboîtée | Activité physique normale |
B | État transitionnel | Hanche presque normale, légère imperfection visible | Généralement pas de signe. Vie normale mais surveillance. |
C | Dysplasie légère | Emboîtement imparfait, début de subluxation, légère arthrose | Premiers signes possibles. Activité physique à adapter. |
D | Dysplasie modérée | Subluxation marquée, articulation modifiée et arthrose plus fréquente | Signes plus marqués. Activité régulière et peu traumatisante (pas d'agility ni cani-cross). |
E | Dysplasie sévère | Subluxation voire luxation complète, arthrose importante. | Handicap locomoteur parfois important. Activité physique très limitée et impacts interdits (saut, virages serrés...). Physiothérapie recommandée. Intervention chirurgicale souvent conseillée. |
Quelles sont les causes de la dysplasie de la hanche chez le chien ?
Un chien ne naît pas dysplasique : ses hanches sont normales à la naissance et les anomalies apparaissent progressivement pendant la croissance.
La dysplasie de la hanche est une maladie multifactorielle où la génétique joue un rôle majeur, aux côtés de la croissance, du poids, de la musculature ou encore de l'environnement.
L'hérédité : le facteur principal
Aujourd'hui, la génétique est considérée comme le principal facteur impliqué dans la dysplasie de la hanche. Un chien prédisposé pourra ainsi développer la maladie au cours de sa croissance, même si cela n'est pas systématique. À l'inverse, une dysplasie chez un chien sans prédisposition génétique reste extrêmement rare.
Alors pourquoi ne pas simplement réaliser un test génétique pour éradiquer la maladie ?
Tout simplement car ce n'est pas possible. La dysplasie de la hanche est dite polygénique : de nombreux gènes interviennent dans son développement. Et aujourd'hui encore, on ne connaît ni l'ensemble des gènes impliqués ni leur rôle véritable dans l'apparition de la maladie.
C'est aussi ce qui explique qu'un chien issu de deux parents classés A puisse malgré tout développer une dysplasie, tandis qu'un autre de la même portée n'en aura jamais.
Mais la génétique n'explique pas tout à elle seule.
Croissance rapide, surpoids, exercice inadapté : les déclencheurs environnementaux
Chez les chiens prédisposés génétiquement, de nombreux facteurs environnementaux peuvent influencer le développement voire la sévérité de la dysplasie de la hanche.
Laxité articulaire
C'est l'un des principaux facteurs de risque de dysplasie. Dès 30 jours après la naissance, le ligament qui relie la tête fémorale au cotyle s'allonge progressivement, et chez les chiens prédisposés cela peut diminuer excessivement la stabilité de la hanche.
Plus cette laxité est importante, plus les contraintes sur les cartilages augmentent. Chez certaines races de chiens, une laxité modérée peut être très bien tolérée sans aboutir à une malformation articulaire, tandis que chez d'autres, comme le berger allemand, même une petite laxité conduirait au développement d'une dysplasie.
Croissance trop rapide et poids
Les chiens à la croissance rapide, notamment les grandes races, développent davantage de signes de dysplasie à l'âge adulte.
Chez le berger allemand, les chiots les plus lourds à 60 jours (donc à la croissance la plus rapide) présentaient un risque significativement plus élevé de développer la maladie à l'âge adulte (Riser et al., 1964).
Toutefois, le poids joue lui aussi un rôle important. Il ne crée pas la dysplasie à lui seul, mais accélère le développement de l'arthrose. Selon une étude chez le labrador retriever, des chiens en surpoids ont développé des signes d'arthrose 6 ans avant les plus sveltes.
Masse musculaire
Comme vu précédemment, les muscles participent activement au maintien de la hanche. Une masse musculaire insuffisante peut donc favoriser l'instabilité articulaire.
Certaines études montrent d'ailleurs que les races les plus touchées par la dysplasie de la hanche présentent souvent des muscles des cuisses moins développés. Cette observation est cohérente avec la moindre prévalence de la dysplasie chez les races à forte masse musculaire des membres postérieurs, comme le greyhound, comparativement aux races moins musclées mais de gabarit similaire.
Facteurs environnementaux
Ces facteurs sont particulièrement importants chez le chiot, car ses articulations sont encore en construction.
Sauts répétés, chocs, escaliers, promenades en pente ou exercices intenses augmentent les impacts et les forces exercées sur les hanches. Chez un chien prédisposé, ces contraintes peuvent influencer l'apparition et la sévérité de la dysplasie.
Si chez l'adulte, ces sollicitations excessives ne créeront pas de dysplasie, elles accélèrent toutefois l'arthrose. Un chien jusque-là peu gêné peut alors progressivement présenter douleurs et perte de mobilité.
Pourquoi deux chiens de la même race n'expriment pas la maladie de la même façon ?
Deux chiens d'une même race, voire d'une même portée, peuvent présenter des formes de dysplasie très différentes.
Même si un chiot reçoit 50 % du patrimoine génétique de chaque parent, la répartition des chromosomes reste très aléatoire. Chaque chiot hérite donc d'une combinaison unique, plus ou moins favorable à la dysplasie.
L'environnement joue aussi un rôle important. Chaque chiot aura sa propre expérience et, selon sa prédisposition, pourra développer une forme plus ou moins sévère de la maladie.
Enfin, les pratiques d'élevage ont également un impact. La sélection de reproducteurs sains permet de réduire les risques chez les chiots.
Comment reconnaître les symptômes de la dysplasie de la hanche chez son chien ?
Les signes de dysplasie de la hanche peuvent être très variables d'un chien à l'autre. Aux stades les plus légers, ils apparaissent souvent avec l'arthrose. À l'inverse, les formes sévères peuvent provoquer rapidement des anomalies visibles.
La démarche en saut de lapin : le signal le plus caractéristique
Comment se diagnostique la dysplasie de la hanche ?
La dysplasie de la hanche est le plus souvent diagnostiquée après l'apparition des premiers signes cliniques. Chez certaines races prédisposées, un dépistage peut être nécessaire pour la sélection des reproducteurs ou la confirmation au LOF (Livre des Origines Françaises).
L'objectif est alors d'écarter de la reproduction les animaux les plus atteints.
L'examen orthopédique
Lorsqu'un problème locomoteur est suspecté ou pour un dépistage spécifique, le vétérinaire réalise un examen orthopédique.
Il observe d'abord la posture du chien, sa démarche, sa façon de se déplacer. Il peut également mesurer la masse musculaire des cuisses pour rechercher une fonte musculaire.
Certaines manipulations permettent aussi d'évaluer la laxité articulaire, comme le test de Barlow, de Bardens ou le signe d'Ortolani. Ce dernier est positif lorsqu'un « ploc » correspondant au repositionnement de la tête fémorale dans l'acétabulum est entendu.
Malheureusement, un résultat négatif n'exclut pas totalement une instabilité de la hanche et certaines malformations de l'articulation peuvent aussi fausser le résultat. De plus, un chien peut paraître normal à l'examen clinique dans les stades peu avancés.
C'est pourquoi la radiographie est essentielle pour établir le diagnostic.
La radiographie et la gradation A à E : comprendre les résultats
La radiographie reste l'examen de référence pour diagnostiquer la dysplasie de la hanche chez le chien. Elle nécessite une anesthésie générale ou une sédation profonde afin d'éviter des contractions musculaires qui fausseraient l'interprétation.
« Le stade radiographique ne reflète pas toujours les symptômes du chien. Tout dépend de la tolérance à la douleur de l'animal. »
Quels traitements pour un chien atteint de dysplasie de la hanche ?
La prise en charge vise avant tout à préserver le confort et la mobilité du chien. Selon la sévérité de l'atteinte, elle peut aller de simples mesures d'hygiène de vie jusqu'à la chirurgie.
Les options chirurgicales selon l'âge du chien
Lorsqu'une chirurgie est envisagée, le choix de l'intervention dépend de l'âge du chien, du degré de laxité articulaire, de l'arthrose déjà présente et de la sévérité globale de la dysplasie.
Symphysiodèse pubienne juvénile (SPJ)
La symphysiodèse pubienne juvénile est une chirurgie réalisée chez les très jeunes chiots : entre 12 et 20 semaines d'âge.
Le principe consiste à fermer volontairement une zone de croissance du bassin afin d'améliorer le recouvrement de la tête du fémur pendant la croissance. La laxité articulaire est ainsi réduite, limitant le risque d'arthrose plus tard dans la vie du chien.
Plus l'intervention est réalisée tôt, meilleure sera la correction.
Cette technique a montré de très bons résultats chez les chiots présentant une dysplasie légère à modérée, notamment lorsque l'indice de distraction PennHIP se situe entre 0,40 et 0,69.
En revanche, lorsque la dysplasie est déjà sévère, cette chirurgie n'est pas efficace.
Double ou triple ostéotomie pelvienne
La double ou triple ostéotomie du bassin (DOB/TOB) vise à améliorer le recouvrement de la tête fémorale par l'acétabulum. La TOB permet aussi une meilleure répartition des forces sur l'articulation, réduisant l'usure du cartilage et le développement de l'arthrose.
Le principe consiste à couper le bassin en deux ou trois points pour réorienter le cotyle afin qu'il recouvre mieux la tête du fémur.
Cette chirurgie est surtout réalisée chez les chiens de moins de 10 mois et avant l'apparition d'arthrose.
En revanche, une arthrose avancée ou une luxation de la tête fémorale constituent de mauvaises indications pour cette intervention.
Exérèse de la tête fémorale
Ce n'est pas une chirurgie spécifique de la dysplasie de la hanche mais elle peut être utilisée lorsque l'articulation est très abîmée par l'arthrose et très douloureuse pour le chien.
La tête et le col fémoraux sont retirés pour supprimer les frottements os contre os, principaux responsables de la douleur.
Après l'intervention, il n'y a donc plus d'articulation de la hanche. Les muscles autour du bassin prennent le relais pour stabiliser et mobiliser le membre. C'est pourquoi la rééducation fonctionnelle est essentielle pour limiter la fonte musculaire.
Initialement recommandée chez les chiens de moins de 20 kg, cette technique montre aussi de bons résultats chez les races plus lourdes malgré quelques séquelles possibles (fonte musculaire, réduction d'amplitude, baisse d'appui).
Ainsi, elle reste souvent l'option chirurgicale la plus accessible chez les chiens présentant déjà beaucoup d'arthrose.
Prothèse totale de hanche
On conseille souvent cette technique si le chien présente une douleur importante avec une perte de fonction et des signes d'arthrose.
Pendant longtemps, cette chirurgie était surtout envisagée lorsque les mesures non chirurgicales étaient insuffisantes. Aujourd'hui, il est préférable d'opérer tôt afin de limiter l'arthrose et les contractures musculaires qui peuvent causer des complications. Toutefois, il est conseillé d'attendre la fin de la croissance pour utiliser une prothèse adaptée à la taille adulte du chien.
La totalité de l'articulation est remplacée par une prothèse artificielle. Dans la littérature, les taux de réussite sont généralement de 90 à 95 %.
Cette chirurgie permet de supprimer la douleur liée à la dysplasie tout en maintenant la fonction articulaire, à l'inverse de l'exérèse de la tête fémorale.
Après l'intervention, de nombreux chiens retrouvent une très bonne mobilité et peuvent reprendre une activité physique. Les sports extrêmes, comme l'agility, restent toutefois déconseillés en raison des chocs répétés pouvant provoquer luxation, descellement ou fracture.
L'inconvénient principal est le prix de l'opération : entre le matériel requis et les modalités chirurgicales strictes, le coût varie en général entre 2 500 € et 4 000 €.
La gestion médicale et conservatrice
La prise en charge médicale de la dysplasie repose sur une approche multimodale visant à réduire la douleur et préserver la mobilité. Elle associe gestion nutritionnelle, rééducation fonctionnelle et traitements médicamenteux.
Ces mesures restent d'ailleurs importantes même après une chirurgie.
Traitements médicamenteux : gérer la douleur sans opérer
L'objectif des traitements médicamenteux est principalement de réduire la douleur et améliorer le confort du chien.
Les plus utilisés sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils bloquent notamment COX-2, une enzyme impliquée dans l'inflammation et la douleur. Très efficaces lors de crises douloureuses, ils sont généralement utilisés ponctuellement en raison de leurs effets secondaires potentiels, notamment chez les animaux aux reins fragiles.
Le vétérinaire peut également prescrire des anti-douleurs ou réaliser des injections d'anticorps monoclonaux.
Plus rarement, des injections intra-articulaires peuvent être réalisées sous anesthésie ou sédation : PRP (plasma riche en plaquettes), acide hyaluronique ou corticoïdes.
Enfin, des injections de glucosaminoglycanes, plus rares en France, permettraient d'améliorer la qualité du liquide articulaire et de limiter la dégradation du cartilage.
Physiothérapie : renforcer sans aggraver
La physiothérapie occupe aujourd'hui une place importante dans la prise en charge de la dysplasie de la hanche chez le chien. L'objectif est double : réduire la douleur et maintenir une bonne masse musculaire.
Différentes techniques peuvent être utilisées :
- La thérapie par laser pour assouplir les muscles.
- Les ondes de choc pour détendre les muscles.
- Des plateformes instables ou obstacles pour améliorer l'équilibre.
- L'hydrothérapie pour renforcer les muscles sans contrainte sur les articulations.
La rééducation fonctionnelle est souvent recommandée après une chirurgie afin de limiter la fonte musculaire et de préserver la mobilité, notamment après une exérèse de la tête fémorale où seuls les muscles stabilisent l'articulation.
Nutraceutique : soutenir l'articulation au quotidien
La gestion nutritionnelle fait aujourd'hui pleinement partie de la prise en charge de la dysplasie. De nombreux ingrédients sont étudiés pour leurs effets sur le confort articulaire et la mobilité du chien.
Parmi les plus documentés, on retrouve notamment les oméga-3 EPA et DHA, le curcuma, le boswellia, le collagène mais également le MSM ou encore la moule verte de Nouvelle-Zélande.
La glucosamine et la chondroïtine restent parmi les actifs les plus utilisés en pratique vétérinaire. Si les données issues des essais cliniques contrôlés chez le chien restent à consolider, leur utilisation repose sur un retour d'expérience clinique étendu et une tolérance généralement bonne.
Ces compléments s'inscrivent toutefois dans une approche de fond et doivent être donnés régulièrement pour aider à préserver le confort et la mobilité du chien sur le long terme.
Comment accompagner un chien dysplasique au quotidien ?
La prise en charge d'un animal dysplasique repose aussi beaucoup sur l'hygiène de vie. Même après une opération, certains aménagements du quotidien restent conseillés.
« Il faut trouver un équilibre entre protection des articulations et qualité de vie : le bien-être mental du chien compte tout autant. »

Peut-on prévenir la dysplasie de la hanche chez son chien ?
La dysplasie de la hanche étant avant tout une prédisposition génétique, il est difficile de véritablement la « prévenir » une fois le chiot né. Mais certaines mesures permettent d'en limiter les risques.
Bien choisir son éleveur : dépistage des parents et pedigree
Chez les races de grande taille ou prédisposées, le choix de l'élevage est important. Aujourd'hui, de nombreux éleveurs réalisent des dépistages radiographiques des reproducteurs afin de limiter le risque de transmission aux chiots.
Choisir un élevage qui sélectionne ses reproducteurs permet donc de mettre davantage de chances de son côté. Pour certaines races LOF, les radiographies des hanches font d'ailleurs partie des examens réalisés avant confirmation. Ainsi, adopter un chiot issu de parents LOF est certes plus coûteux mais aussi un gage de confiance quant à la santé du chien.
Toutefois, la dysplasie faisant intervenir plusieurs gènes, le risque n'est jamais nul. Un chiot issu de parents classés A peut malgré tout devenir dysplasique, même si le risque reste bien plus faible.
Maîtriser la croissance du chiot de grande race
Chez les chiots de grande race, la croissance est rapide et longue. Les articulations restent donc fragiles plus longtemps. Pendant cette période, l'objectif est surtout d'éviter les contraintes excessives et les chocs répétés.
Voici quelques règles simples à respecter :
- Pas d'escalier avant 5 mois, idéalement 6 mois.
- Frisbee, cani-VTT, cani-cross et flyball interdits avant 1 an.
- L'agility d'éveil est possible, mais jamais de saut avant 1 an.
- Randonnée interdite avant 1 an.
L'objectif n'est pas d'empêcher le chiot de bouger, mais plutôt d'accompagner sa croissance avec des mouvements adaptés à ses articulations encore en construction.
Dysplasie et reproduction : ce qu'il faut savoir avant de faire reproduire son chien
Contrairement à une idée encore très répandue, aucune étude ne montre qu'un chien a besoin de se reproduire pour son équilibre ou son développement. Il s'agit d'une vision très anthropomorphique.
En revanche, avant toute reproduction, il est fortement conseillé de réaliser un dépistage des hanches et des coudes, voire certains tests génétiques selon la race.
L'objectif n'est pas de garantir des chiots « parfaits », ce qui est impossible, mais de limiter autant que possible la transmission de maladies héréditaires et de participer à l'amélioration globale de la santé de la race.
Questions fréquentes
Comment savoir si mon chien a une dysplasie ?
Le moyen le plus fiable est de consulter votre vétérinaire traitant ou un vétérinaire en orthopédie. Des radiographies sous anesthésie pourront être réalisées afin de déceler une éventuelle laxité articulaire et, le cas échéant, le stade de la dysplasie.
À quel âge apparaissent les premiers signes de dysplasie de la hanche ?
L'âge d'apparition des premiers signes cliniques est très variable selon la sévérité de l'atteinte et la tolérance individuelle à la douleur. Dans les formes sévères, les anomalies de la démarche peuvent apparaître dès le plus jeune âge. Mais le plus souvent, ce sont surtout les signes liés à l'arthrose qui deviennent visibles. Mieux vaut donc ne pas attendre les premiers signes avant de faire dépister son chien.
Mon chien doit-il obligatoirement être opéré ?
Non. Beaucoup de chiens dysplasiques sont pris en charge médicalement sans chirurgie. Toutefois, lorsqu'une opération est possible, elle permet souvent de mieux préserver la mobilité et le confort du chien sur le long terme.
Combien coûte une opération de prothèse de hanche chez le chien ?
Le prix varie selon les centres qui la pratiquent, mais il oscille en général entre 2 500 € et 4 000 €. Il dépend de la technique utilisée, du matériel, mais également des contraintes chirurgicales très strictes pour ce genre d’intervention.
La dysplasie de la hanche est-elle un vice rédhibitoire en France ?
Oui. En France, la dysplasie de la hanche ou coxo-fémorale fait partie des vices rédhibitoires listés dans le Code rural. En théorie, cela peut permettre d'annuler la vente. En pratique, un accord amiable est souvent privilégié car les propriétaires sont déjà attachés à leur animal.
Un chien dysplasique peut-il vivre normalement et longtemps ?
Oui. Avec une prise en charge adaptée, beaucoup de chiens dysplasiques conservent une bonne qualité de vie pendant de nombreuses années. En revanche, sans mesures pour l’aider, l’arthrose progresse généralement plus vite et impacte fortement la mobilité et le confort du chien.
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